Libre expression
Bientôt dans votre container vert : le dernier tract «Le Haillan en Mouvement»
Les élections approchent, notre Trublion va temporairement cesser d’être quasiment seul (10 parutions par an) dans vos boîtes, les «politiciens» vont débouler... Déjà «Le Haillan en Mouvement» nous gratifie de son tract populiste épisodique... (Nous rappelons aux Haillanais que le tri sélectif est en vigueur et que cette chose doit aller impérativement dans la poubelle verte ce qui permettra de recycler ce papier pour fabriquer enfin des choses utiles !) Ainsi la grande débauche d’imprimés démarre au ras du sol avec ce que l’on peut qualifier de «fond du panier». L'UMP veut insuffler à la vie municipale du Haillan le même vent mauvais que ses dignitaires nationaux insufflent au pays.

«L'appât du gain» pour notre sarkoziste maison c’est le but de tous élus municipaux. Plutôt que sur les affaires de financement de son parti l’UMP, les détournements colossaux de fonds publics qu’étudie la Justice, notre «Courbé» local en arrivera bientôt à se pencher (sans jeu de mots) sur la consommation de gommes de la mairie ! — «Tous pourris» à la mairie du Haillan qui fait ainsi le jeu du FN (eux bien sûr n’ont rien à voir avec ce parti frère qui les fait tant rêver). Etonnant que la Cour des Comptes, il est vrai débordée par les «affaires», ne s’intéresse pas à ces graves détournements haillanais ! C’est sûr notre commune, comme hélas notre pays d’ailleurs, ne subit pas seulement des nuisances sonores comme celles de l'aéroport ! Un oiseau maléfique, immortalisé par H.G. Clouzot, va-t-il finir par étendre ses ailes sur notre petite ville ?

Oui monsieur l’élu UMP, «nous en avons marre» (entre autres) de devoir sans cesse parler de régression, de misère» depuis l’avènement funeste de vos idées au gouvernement ! Nous préférerions parler aussi de dignité du débat démocratique, de débats contradictoires fructueux, hélas votre «papier» nous ramène à la triste réalité de la gouvernance actuelle de notre pauvre pays... Ce n’est pas qu’une seule question idéologique, c’est hélas aussi une affaire de personnes...

PS Au fait, «les violences au Haillan» thème de votre précédente dénonciation, «y-en a plus» ? On peut circuler de nouveau sans danger dans la commune ? Ouf ! Amis haillanais vous pouvez sortir de nouveau dans la rue... jusqu’aux prochaines incantations hivernales de monsieur Pécout...

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Arnaques au quotidien. – La Poste, oui NOTRE Poste, semble céder aux sirènes du «tout-est-bon-pour-racler-nos-sous». Ainsi si vous expédiez un colis que vous aurez normalement enveloppé dans du papier kraft, comme les Français le font depuis des lustres, vous devrez payer, par exemple pour un envoi de moins de 1 kg au tarif «normal Colissimo» de 7 euros, un «bakshish africain» de 5 euros... soit un envoi qui passe à 12 euros... (taxe sur le papier kraft...) !!! Donc faites dorénavant vos colis dans du carton brut "scotché" des plus inesthétiques sans le recouvrir d'aucun emballage... Bien entendu ils tablent sur le fait que tous les expéditeurs, non informés, vous se faire avoir au moins une fois en portant un colis pour les fêtes ! Il est vrai que certains emballages kraft, d'enveloppes cette fois-ci ont des contenus astronomiques en valeur qui pourraient si c'était possible justifier une sévère taxation voire confiscation ! Mais ces enveloppes sont réservées aux proches du pouvoir actuel ! Et leur origine est soit africaine soit de la généreuse famille Bettencourt...

Parmi d'autres «astuces» de La Poste : la tarification officielle des timbres est doublée d'une deuxième tarification un peu moins onéreuse. La plupart des consommateurs la dédaignent, ils ont tort car les délais d'expédition sont généralement les mêmes ! (Testé lors d'un envoi récent)

Enfin le client lambda pour expédier un colis va dans son grenier, récupère un bout de carton qu'il bricole pour contenir son envoi (ne revenons pas sur «l'affaire du papier kraft»). Que nenni on suggère au client d’acheter un onéreux carton fourni par La Poste (on refabrique du carton sans nécessité, Agenda 21 bonjour !)

Le problème de cette «taxe au papier kraft» est que cela ne pourra marcher que cette année tant que les clients ne seront pas informés. Le Trublion du Haillan se permet de faire une proposition, pour les prochaines fêtes 2012-2013 : instaurer un ruban adhésif réglementaire siglé «La Poste» à un prix élevé bien sûr qui devra seul être utilisé pour les colis. L'expéditeur toujours bien entendu non prévenu va d'abord, en arrivant avec son colis non réglementaire, devoir payer une surtaxe comme pour le papier kraft. Plus tard, même prévenu, c'est là la nouvelle astuce, il devra acheter de l'adhésif ultra cher pour ses envois... Pas mal non ?

Si vous avez des idées je suggère de les envoyer à Monsieur Jean Paul Bailly, président directeur général de La Poste (enveloppe kraft bien sûr). Ils doivent être en train de se creuser la tête pour en trouver de nouvelles...

Notre Poste nationale est un peu brocardée sur ce coup-là mais ce ne sont pas ses salariés que nous montrons du doigt mais certaines stratégies commerciales nationales... D'autant qu'ils ne sont pas les seuls à nous prendre pour des... on va dire naïfs ! Ainsi, passons sur les démentiels frais des banques si difficiles à connaître... Arrêtons-nous au minimum sur la Lyonnaise des Eaux riche d'un prestigieux passé dans le domaine des «astuces» commerciales pour ne pas dire plus. (Voir nos articles sur les «histoires d'eau»)... Vous devez être sollicité constamment par ces messieurs pour des «assurances» en cas de fuite dans votre installation. Dans le même temps ces messieurs «assurent» que leur nouveau compteur va résoudre ce problème en nous prévenant (presque) instantanément d'une fuite... (Voir le rapport du dernier Conseil municipal du Haillan). D'un côté donc ils vous font peur pour acheter une coûteuse assurance et de l'autre ils veulent vendre (cher) à tous un produit censé résoudre ce problème (ainsi que leurs problèmes financiers...) Il est vrai que leur temps est mesuré pour presser le citron des consommateurs de la CUB...

Le Trublion du Haillan a testé pour vous
(vous aussi d'ailleurs)...
...le perchlorate d'ammonium !
Comme nous l'avons déjà écrit le rapport "eau-espace" n'est pas aussi harmonieux que le slogan de notre ville pourrait le laisser supposer. Résumons les faits : "Les eaux du Thil et de la Gamarde ont été polluées par le perchlorate d'ammonium au milieu du mois de juillet" (cf notre confrère "Sud Ouest"). Suite à la découverte de cette pollution les sources ont été fermées représentant 20 % de la consommation de la CUB. Comme le déclarent des militants écologistes qui ont révélé les faits "dans cette affaire on a manqué de curiosité, il a fallu attendre le 21 juillet pour que la SNPE traite l'ensemble de ses rejets, avant c'était 80 %, LE RESTE S'ECOULAIT DANS LES JALLES", dixit Gérard Chausset. Le perchlorate n'est pas cancérigène mais c'est un perturbateur endocrinien, sa toxicité est liée à la durée d'exposition. De "source" anonyme (salariés de la SNPE) ces 20 %* balancés dans les Jalles cela dure depuis très longtemps...

Donc question légitime : l'eau que certains d'entre nous ont consommée au robinet était-elle vraiment clean "avant" ? Si les militants écologistes n'avaient pas découvert le "problème" combien de temps ENCORE aurait-on bu de l'eau pour le moins douteuse ? Une plainte "contre X" (dans cette histoire d'eau certains ont peur de se "mouiller") a été déposée par la CUB. Il va falloir oeuvrer pour éclaircir cette histoire. En attendant, vu une eau du robinet si peu surveillée, il n'est pas surprenant que beaucoup se remettent à boire de l'eau minérale. Dommage pour les bouteilles plastique à recycler. Encore une pierre à ajouter au dossier déjà très lourd de la Lyonnaise des Eaux qu'on a encore quelques années à supporter (voir ci-dessous les épisodes précédents).

(*) Au moment de la "découverte" du perchlorate d'ammonium c'était 20 % mais "avant" quel était le pourcentage des rejets ?

Récupérer notre bien commun l'eau...
oui mais tout de suite !!!
Alors que nous apprenions que la Lyonnaise des eaux aurait surfacturé 150 millions d'euros à la CUB au titre de l'assainissement (Sud-ouest du 9 juin), ce qui représenterait 650 € par abonné selon Trans'CUB, Vincent Feltesse, Président socialiste de ladite CUB, annonçait son projet de revenir à une gestion directe (en régie commu- nautaire) en…2018.

Nous pourrions être satisfaits de cette décision puisque nous militions pour ce retour à la gestion directe et la rupture avec la pieuvre Lyonnaise des Eaux mais nous sommes surpris de ce renvoi à 2018 alors que le premier contrat (l'assainissement) prend fin en 2012.

Pourquoi ce délai ?

Et bien V Feltesse explique qu'il rencontre des problèmes techniques, sans développer lesquels, que la CUB n'est pas prête - on se demande bien ce que faisaient ces trente dernières années ceux qui sont chargés du contrôle de cette délégation de service public -, que le “savoir faire” a disparu alors que la régie est tenue de reprendre le personnel qui, lui, détient le savoir faire et qu'il y aurait un problème de statut du personnel plus avantageux que celui de la CUB (ce qui peut être solutionné par un ajustement par le haut, étendre les acquis sociaux au personnel de la CUB).

Ces raisons ne sont que des prétextes pour maintenir 6 années de plus ce contrat qui est (Sud-ouest du 10 juin) un des plus lucratifs du pays pour la société privée.

La direction de la Lyonnaise reste sereine et ne croit pas à son éviction, elle prêche pour un tandem “public - privé”… au public le boulot, au privé les euros !

En fait, en 2018, il y aura eu les présidentielles de 2012, celles de 2017 et les législatives qui vont avec, les élections municipales et donc le renouvellement de la CUB… il renvoie à d'autres le soin de faire le boulot tout en rassurant celles et ceux qui croient en ce genre de promesse. Nous n'en faisons pas partie et nous disons que si les élus de la CUB ne sont pas aptes à prendre des décisions et les appliquer, ils n'ont qu'à laisser leur place pour une gestion encore plus directe de ce bien social que constitue l'eau. S'ils ont peur de s'attaquer seuls à un mastodonte du capitalisme, ils peu vent en appeler au soutien populaire par un référendum d'initiative locale et, si pas suffisant, organiser un rendez-vous dans la rue ! Nous répondrons présents !

« Water makes money...»
La question de la délégation de services publics au privé, au sens large du terme, est à l’ordre du jour de l’actualité (chargée). Que ce soit pour l’eau, pour l’électricité (augmentations énormes exigées par les prestataires privés), les cantines scolaires, salles de spectacles et bien sûr... le nucléaire (dont on voit l’aboutissement dramatique avec le gestionnaire privé japonais Tepco). C’est une chose que de râler périodiquement à chaque mauvais coup comme pour l’électricité actuellement. C’est à une toute autre démarche d’analyse du «pourquoi» et d’engagement concret que le NPA du Haillan vous convie !

La réunion unitaire du 25 février au Haillan sur l’eau a été en quelque sorte une entrée en matière pour l’excellent film diffusé sur Arte le 22 mars («Water makes money ; comment les multinationales transforment l’eau en argent»). Cette question de l’eau est en effet exemplaire. «Les géants français (Véolia et Suez) encaissent des bénéfices monstrueux» «La Lyonnaise des eaux avait ponctionné 238 millions d’euros de la poche des usagers de Bordeaux» («Sud-Ouest» 20-03-11). Parmi les «techniques» des prestataires privés : on facture des compteurs d’eau ayant une douzaine d’années de vie alors que ces derniers durent deux fois plus longtemps (Bordeaux) ; versement d’un droit d’entrée aux collectivité concédantes. Cela permettait à des élus peu scrupuleux (mais relativement nombreux) d’investir sur la commune sans augmenter les impôts locaux, ceux-ci étant transférés sur le paiement de l’eau par les contribuables avec des intérêts énormes (Toulouse, Montpellier...). Cela aboutit dans certains cas également à des détournements de fonds à usage... personnel. L’intervention courageuse de militants comme Patrick Dufau de Lamothe, l’intervenant de la réunion du Haillan, et dont l’action sur Bordeaux et Toulouse était longuement évoquée sur le film d’Arte, a notamment permis d’interdire cette dernière magouille.

Enrichir des actionnaires sur le dos des plus démunis est inacceptable, on peut tourner la chose comme on veut. La gestion privée touche également au développement durable. Le secteur public comme à Munich se permet des investissements sur le long terme qui sont hors de portée du privé. L’utilisation du chlore dans l’eau n’est obligatoire que dans le cadre d’une gestion privée. Il leur est nécessaire de stériliser l’eau de façon à ce qu’elle reste salubre vu leur gestion limite des réseaux au jour le jour le jour. A l’opposé une gestion publique à long terme peut permettre d’avoir des réseaux assainis et donc de distribuer de l’eau non chlorée. Rappelons que ce dernier produit favorise à terme l’apparition de cancers...

Toutes les collectivités ayant choisi la gestion publique de l’eau on vu la facture des usagers baisser en même temps que la qualité du service augmentait ! Que dire de plus... Dans ce contexte les élus, notamment de gauche, qui vont avoir à se prononcer au niveau de la CUB vont tout simplement montrer à la population «de quel bord» ils se situent concrètement au delà des discours parfois trompeurs... Tous les citoyens doivent se mobiliser sur cette question cruciale comme nous le faisons au sein du Comité citoyen unitaire du Haillan (NPA, PCF, PG, les Verts, citoyens...)

Serge G (26-03-11)

Nucléaire...
Choisissons la vie !
Le problème que vont rencontrer les zélateurs du nucléaire est une contradiction fondamentale. Ils ont tout d’abord tenté vainement d’éluder leur écrasante responsabilité en prétendant «indécente» l’inquiétude générée sur notre pays par le drame du Japon. Vu l’actualité incontournable ils se prétendent maintenant d’accord pour investir sur la sécurité maximum sur les centrales françaises. Ne rêvons pas, de toute évidence ils espèrent gagner du temps. Une fois passée l’émotion ils espèrent que tout reviendra comme avant... (Par exemple, parmi de nombreuses techniques de désinformation éprouvées par le temps les études sismiques "adaptées" comme le démontre l’Observatoire du nucléaire)

En effet les coûts énormes des adaptations pour essayer de réduire les risques au maximum sur l’énorme réseau nucléaire français (on sait bien d’ailleurs qu’il est impossible de tout prévoir...) réduiraient d’autant la «rentabilité» de l’électricité nucléaire donc sa raison d’être. Chaque euro investi dans cette illusoire «sécurité» qui sert surtout à rassurer les Français, c’est une perte de profit... Il y a donc contradiction. Un bon capitaliste doit générer du profit... Générer du profit c’est entre autres économiser sur la sécurité... A force d’investissements «de sécurité» on arriverait à annuler la compétitivité du nucléaire par rapport aux autres sources d’énergie... «Ils» ne peuvent donc jouer ce jeu contradictoire avec leur philosophie économique fondamentale... Tout cela nous ramène au vrai choix qui nous est proposé :

– Soit on continue comme avant, et on accepte l’éventualité de vivre ce qu’ont vécu les Ukrainiens, ce que commencent à vivre les Japonais ;

– Soit on se bat pour imposer aux dirigeants capitalistes un processus d’arrêt des centrales nucléaires et leur remplacement par des énergies ne mettant pas en jeu des questions de survie...

Le gestionnaire de la centrale en perdition est une société privée, ce n’est pas un hasard... C’est une question «politique» au sens le plus profond du terme... Un exemple dans la logique actuelle de profit à court terme le gouvernement a fait l’impasse sur le photovoltaique... Cela coûte de l’argent à l’Etat donc on arrête...

Il faut payer l’énergie à son vrai prix. De tout temps l’homme s’est adapté. Voyons l’évolution du prix des carburants, voyez-vous moins de voitures, les voyez-vous rouler moins vite sur la rocade pour économiser ? Vivre autrement c’est cela l’enjeu et cela va bien au delà du nucléaire... Rappelons-nous les débuts de l’écologie en France, voyons l’importance de ces idées actuellement... L’homme s’adapte, c’est sa force. Il va falloir tirer un trait sur le nucléaire, si cette catastrophe ne suffit pas, c’est horrible à dire mais une prochaine en remettra une couche. Il suffit de voir l’état de certaines centrales...

S. G.