Des Trublions du Haillan ont testé pour vous la "Réunion-cabaret"

(révision du PLU)

La CUB avait convoqué les citoyens pour venir s’exprimer ce jeudi 1er décembre sur ce PLU si important pour notre présent et notre futur... Une occasion que, vous vous en doutez, la rédaction on ne peut plus citoyenne du Trublion ne pouvait manquer ! Une précision importante : les services de la CUB sont contraints à cette démarche par la loi. Dès l’arrivée dans la salle du Forum, ambiance «cabaret» avec les tables circulaires déployées dans la salle. Les participants étaient invités à se placer autour des dites tables «par hasard» de façon à remplir en premier un questionnaire personnel. Un nouveau questionnaire commun va synthétiser les idées des participants par table. La formulation des questions était parfois assez obscure mais beaucoup ont suivi leur feeling... Les «élus», pourtant assez nombreux, étaient invités à ne pas participer...

De nombreuses remarques à notre avis pertinentes ont été exprimées mais noyées dans d’autres très personnalisées, genre «je veux un rond-point devant chez moi». Les problèmes de fond sont souvent occultés par ce type d’interventions, parfois utiles, mais dévoreuses de temps... Les militants NPA, rompus aux réunions citoyennes, sont habitués à ce genre de personnalisation du débat, révélateur des difficultés au quotidien que beaucoup ne perçoivent que de façon individuelle... D’où parfois le vote populiste, mais on s’écarte un peu du sujet, quoique...

Manque de temps pour faire la synthèse par table, difficile la démocratie, difficile d’imaginer que les spécialistes de la CUB n’ont pas prévu cet aspect réducteur du débat... De toute évidence certains participants, regroupés «par hasard» sur certaines tables avaient déjà préparé leur copie bien avant la réunion, tant pis si elle ne correspondait pas à la lettre aux questions mais eux, bien sûr ont eu le temps... Sur d’autres tables, le rapporteur de toute évidence évoquait «ses» réponses... Quelques suggestions, même si monsieur le maire aurait préféré uniquement des questions, certains ont osé, bien entendu nous étions de ceux-là !

Quelques questions-suggestions nous ont paru intéressantes, d’autant que nous avons «oeuvré» à ces dernières sur notre table : gratuité des transports en commun, quoi de plus efficace pour inciter le plus d’Haillanais possible à laisser tomber leur voiture, importance des projets d’espace verts au Haillan, amélioration IMMEDIATE de la liane 3, inquiétude sur la proximité d’un site SEVESO avec l’exemple récent de la pollution des eaux de la CUB, interrogation autour de l’ultra-coûteux projet de Grand Stade avec les incertitudes financières actuelles contrastant avec les manques de financements dans les hôpitaux, pour le social... (même s’il n’est pas certain que cette question découle principalement des décisions de la CUB cela méritait d’être dit, même si cela n’était pas une question, désolés, Trublions obligent...) L’un d’entre nous a été choisi et a su synthétiser quelque chose d’incomplet par la force des choses. Certaines des idées de notre table que nous n’avons pas, répétons-le, eu le temps de «synthétiser» vu que nous jouions le jeu (table avec des participants pas tous de la même chapelle), ont heureusement été abordées par d’autres participants. Les inquiétudes vu la fièvre des promoteurs sur notre cité qui peuvent également être au niveau architectural, vu les choix anarchiques et souvent douteux de toutes ces nouvelles constructions, souvent au ras de la route, ignorant l’harmonie avec les constructions déjà existantes, toutes ces voitures en surplus dont on ne prévoit pas le stationnement... etc.

Toujours positif de pouvoir s’exprimer, mais cette pratique reste à améliorer. Reste aussi à savoir s'il y aura un réel "retour". Ces «questions» sur papier glacé, souvent ésotériques pour le profane, même pour les spécialistes d’ailleurs vu l’amende honorable d’un membre de la CUB, notamment sur la question 3 quasiment incompréhensible au simple sens littéraire du terme ! Pourquoi ne pas demander aux participants d’exprimer ce qu’ils ont sur le coeur relativement à la globalité des problèmes liés à la CUB, faire effectivement une synthèse mais avec le temps nécessaire, quitte à abréger les discours protocolaires ? Les représentants de la CUB nous ont assuré que d’autres démarches d’expression citoyennes sont programmées, nous verrons bien...

Serge G

02/12/11

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Tracts :
Meeting du 20 mai 2009

"Flyer" Meeting au Haillan du 5 juin 2009

C'est avec une grande émotion que nous avons appris le décès de notre camarade Serge Reix
des suites d'une terrible maladie.

Serge toute sa vie milita sans concession pour son idéal anticapitaliste. Il n'a jamais renié son rêve d'un monde plus juste et humain que nous partageons avec lui. Serge restera à jamais dans la mémoire de tous ceux qui l'ont connu.

Les obsèques de Serge ont eu lieu le lundi 21 novembre
à 9 h 45 au crématorium de Mérignac

Près de deux cent personnes étaient présentes. Outre sa famille, ses amis, de nombreux militants anticapitalistes et syndicaux sont venus lui rendre un dernier hommage.

«Au nom du profit » !

Monsieur Pécout, chef de file de l’opposition de droite déclare prendre la défense de commerçants de l’avenue Pasteur menacés par les promoteurs qui effectivement assiègent littéralement notre commune. (Voir notre article «Le Haillan envahi... par les promoteurs !»).
«Au nom du profit...» ose-t-il écrire ! Nul doute que au moins pour une fois, sur ce coup-là, va-t-il être utile. En effet nombre de ces promoteurs «avides» gravitent tout près de l’UMP, voire en sont adhérents !!! Il a donc tout loisir pour interpeller ses chers «compagnons» sur leur soif de profits !

Invitation

Le comité du NPA
du Haillan
vous invite à sa prochaine réunion,

le vendredi 3 février
2012 à 20 h 30
salle multifonctions sous la bibliothèque,
Le Haillan

Histoire "d'eau" suite :

Lettre envoyée par le Comité unitaire
"Le Haillan en action" à Vincent Feltesse,
président de la Communauté urbaine de Bordeaux, le 25/05/2011

Monsieur le Président,

Par la présente, nous souhaitons contribuer à la réflexion entamée par la Communauté Urbaine sur le devenir de la gestion du service public d'assainissement de notre collectivité.

Le Haillan en action est un collectif qui s'est constitué à l'initiative d'élus et militants du NPA, du PCF, du PG et d'Europe Ecologie Les Verts, au moment de la réforme des retraites.

Riches de nos différences, nous avons su dialoguer, échanger et nous rencontrer sur des valeurs communes.

Nous avons souhaité faire perdurer cette dynamique, ouvrir le débat sur de nombreux sujets tels que les transports, la gestion des services publics, la santé, l'urbanisation etc., et être force de proposition.

Nous avons organisé une réunion-débat sur la thématique de l'eau.

La projection du film " Ville en eau trouble " a précédé un débat animé par Patrick Dufau de Lamothe, de l'association Trans'cub. Une cinquantaine de personnes étaient présentes dont deux représentants de la Lyonnaise des Eaux, des élus de la municipalité et de la CUB.

Sans vous faire un compte rendu détaillé de nos échanges, les idées fortes partagées par l'ensemble de l'assistance (moins deux) sont les suivantes :

- L'eau est un bien commun, élément fondamental de la vie, et il amoral que des sociétés privées puissent en faire commerce et engranger d'énormes bénéfices qui seront distribués à des actionnaires peu soucieux de la problématique " eau bien commun ".

- La gestion de la ressource en eau impose que des politiques de territoire à grande échelle se

préoccupent de sa qualité en amont des captages.

- La marchandisation de l'eau et la logique commerciale (plus on en vend plus on gagne) est contraire à l'économie de la ressource.

- Le temps de l'investissement des infrastructures nécessaires à sa production, son traitement, sa

distribution et son assainissement est différent du temps des contrats de concession. Une politique

globale à long terme doit prévaloir sur les logiques financières à court terme.

- Même si le discours de ces grandes sociétés, notamment la Lyonnaise des eaux, qui soutiennent que leur façon de procéder a changé, comment peut on leur faire confiance aux vues des expériences passées, des mensonges répétés et des surprofits scandaleux ?

- Le retour en régie n'est pas simple, mais il n'est pas impossible, comme l'a montré une collectivité comme Paris, par exemple,

- Les retours en régie démontrent la pertinence de la démarche et les bénéfices à tous niveaux pour la collectivité.

En conclusion, et dans l'attente d'un grand service public national de l'eau qui permettrait l'égalité de tous à l'accès et au prix de l'eau, localement, la volonté politique et l'éthique dans la gestion de l'eau doivent conduire notre collectivité à se réapproprier le service public d'assainissement de la CUB dès 2013, et préparer le retour en régie du service public de l'eau potable dés que possible, permettant ainsi une gouvernance plus équilibrée avec la participation des usagers.

Nous souhaiterions vivement connaître votre point de vue sur la question.

Vous souhaitant bonne réception de notre présente contribution, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l'assurance de nos salutations distinguées.

P/O le collectif

PS : copie du présent courrier est adressé aux Présidents des différents groupes de la CUB et à Mr Labiste Maire du Haillan.

Réponse de M. Feltesse expédiée au NPA
le 4 juillet 2011

Oranges amères...
Le “Parc des orangers”, c'est le nouveau lotissement qui a poussé entre le Bicentenaire et Capella au Haillan. Cinquante logements sociaux en location. Le positif, c'est la mixité sociale dans le quartier car il y aura désormais des propriétaires de leur logement, des locataires ; des jeunes et des vieux ; des actifs et des retraités mais surtout des enfants…

Petit problème toutefois quant à la conception de ces logements. Alors qu'il y a de l'espace, une bonne partie des logements n'a pas de garage. “Les voitures peuvent coucher dehors !” me direz-vous. C'est exact mais, par expérience, nous savons que dans ce type de logement le garage n'est que très rarement utilisé pour la voiture. Il abrite la plupart du temps les bicyclettes, les scooters, l'étendoir à linge, tout ce qui ne peut loger dans l'appartement proprement dit. Mieux vaut ne pas avoir de deux roues pour éviter de se le faire piquer, et nos nouveaux haillanais sont donc dans l'impossibilité de s'inscrire dans l'Agenda 21. Ils sont obligés de prendre la bagnole pour venir au centre du Haillan, se garer, contribuer à l'asphyxie de la commune s'ils désirent faire une course, participer à la vie communale ou accéder aux transports en commun.

Ce tout nouveau lotissement dispose en son milieu d'une grande place herbeuse et je me réjouis par avance pour les enfants qui pourront, les beaux jours revenus, s'y adonner au football ou autres jeux collectifs. Comme je suggérais qu'on aplanisse les contours, on me fit remarquer qu'il s'agissait en réalité d'un bassin de rétention des eaux de pluie…

Comme il n'est pas clôturé et qu'il n'est pas prévu qu'il le soit, nous suggérons aux parents des bambins résidants aux Orangers de munir leurs enfants de bouées préventives l'été prochain. Pour ne pas laisser les promoteurs publics et privés faire ce genre d'économies et parce que les services municipaux ne peuvent pas tout deviner, nous proposons de soumettre les permis de construire à une commission d'usagers… il y a des représentants des locataires dans notre commune.

Chronique d'un déplacement … à Bordeaux
Durant l'été, voulant profiter du beau temps, des bus moins bondés le samedi et mettre en application nos convictions écologiques,nous avons entrepris d'utiliser les transports en commun pour aller, entoute sérénité à Bordeaux, au marché des Capucins.

Les horaires procurés à la mairie du Haillan mais établis par TBC indiquent une fréquence de passage toutes les 30 minutes à l'arrêt “Mairie du Haillan”, soit 7 h 34, 8 h 03, 8 h 35, 9 h 04, etc.

Pour ne pas risquer de louper celui de 8 h 35, nous arrivons une bonne dizaine de minutes plus tôt. Pas de bus avant l'heure ni après d'ailleurs et nous devons patienter jusqu'au suivant qui est arrivé plein à craquer. Surpris, nous avons questionné le chauffeur qui, bien embarrassé, nous a expliqué qu'un chauffeur absent pour maladie n'avait pu être remplacé faute d'effectifs.

Petite remarque en attendant.

45 minutes d'attente permettent de discuter entre usagers des transports en commun. Cette dame du parc de Sainte Christine qui allait bosser a Bordeaux (en retard ce jour la !) prenait il y a peu le bus a Sainte-Christine, descendait place Gambetta. Desormais, elle prend sa voiture, se gare pres de l'arret de bus (ligne 3 Saint Médard - Bordeaux). Ce qui fait une place de parking utilisee, une voiture immobilisée...Tout va bien .

Nous pestons contre cette foutue rentabilité qui retarde notre déplacement mais, bon, nous sommes dans le bus qui nous permet d'aller faire notre marché. Au retour, nous prenons un tram station Saint Michel avec l'intention de prendre la correspondance de 12 heures aux Quinconces. Là, un contrôleur nous indique que le chauffeur (ou un autre) est toujours malade et n'a toujours pas été remplacé, qu'il nous faudra encore attendre. Comme je lui fait remarquer que le délai d'une heure entre ma première oblitération risque d'être

dépassé et que je devrai payer un autre titre de transport, il me répond que c'est ainsi mais que je peux écrire à TBC en recommandé pour récupérer 1€, que je dois pointer car je risque d'être contrôlé car, même en période de pénurie de chauffeurs, les contrôleurs ne les suppléent pas, ils contrôlent.

Un salarié de TBC de ma connaissance m'a expliqué que V Feltesse, président de la CUB, alors qu'il était questionné par les syndicats de TBC, leur avait répondu que « Tout va bien » ce qui relève plus de la méthode Coué que de l'explication argumentée.

Moralité : le fric toujours le fric avant le confort et la ponctualité du transport.

Pendant ce temps là, à Libourne à une trentaine de kilomètres, avec une municipalité de la même couleur politique que la CUB, les transports municipaux devenaient gratuits pour tous les usagers….